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Séminaire Édition et Traduction

séminaire de recherche de l'axe transversal "Éditions et traductions"

le 31 mars 2016, de 14h à 17h, à l'ISH, salle Élise Rivet

au programme:

Irène Salvo Garcia

Les auteurs classiques au Moyen Âge : lecture, adaptation, traduction

L’Espagne et la France partagent dans les dernières années du XIIIe siècle et le début du XIVe, la traduction d’Ovide et son inclusion dans des œuvres plus étendues, la General estoria d’Alphonse X en Castille (vers 1270) et l'Ovide moralisé en France (vers 1320). Les points communs entre les deux œuvres sont très nombreux, comme par exemple leur caractère d'histoires anciennes, mais celui qui est le plus évident, au premier abord, est le partage d'un même corpus d’exégèses ovidiennes. Dans cette communication, je vais présenter les principales conclusions auxquelles je suis arrivée dans l'étude de la glose aux Métamorphoses d'Ovide dans la General estoria et, pour partie, de mon travail en cours sur les sources de l'Ovide moralisé. Dans cet exposé, je vais présenter les caractéristiques d'un type de source possible qui pourrait être commune, puis avancer dans l'étude comparée de la traduction d'Ovide et de sa glose, dans ces deux œuvres romanes.

et Pascale Mounier

Le discours sur la traduction en dehors des traités : préfaces, dédicaces et avertissements (1470-1610)

Les traductions se multiplient en France à la Renaissance et avec elles les réflexions sur la traduction. Quoique voient alors le jour les premiers traités et chapitres d’arts poétiques consacrés à l’activité, les écrits des praticiens continuent à être plus nombreux que ceux des théoriciens. Avec l’essor de l’imprimerie les commentaires sur les textes donnés au public prennent en outre une visibilité particulière. D’où l’intérêt d’examiner de manière globale de 1470 à 1610, les particularités du métadiscours signé par les traducteurs et placé par les éditeurs avant ou parfois après les œuvres. Il s’agit de constituer un corpus sans distinction d’auteurs, de genres et de modes de diffusion des textes, ce à quoi la base Gallica peut aider : la Bnf proposait en 2012 un ensemble d’environ 250 traductions numérisées écrites ou publiées durant la période envisagée. Les résultats se révèlent intéressants quant à la représentation de la tâche. D’un point de vue conceptuel les lieux de la rhétorique traductologique mettent en particulier en jeu les problèmes de la fidélité à l’original et de la capacité du français à être une langue de culture. D’un point de vue appréciatif ils interrogent la valeur du texte cible par rapport à celle du texte source et tâchent de définir l’ethos du traducteur.

 

 

Séminaire de traduction
Jeudi 31 Mars 2016
Lyon
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