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La peste et le choléra, un défi pour les médecins et les autorités publiques

Dans le cadre de la Fête de la science.

Avec Marilyn Nicoud et Olivier Faure, Historiens (Université d’Avignon et Université Lyon III)

La peste, dont le bacille n’a été identifié qu’à la fin du XIXe siècle et son ADN tout récemment, fait sa réapparition en Occident à partir des années 1347-1348 et se répand rapidement à tout le continent. En peu de temps, elle provoque la mort d’un tiers à la moitié de la population européenne. Son caractère foudroyant, son extension rapide et sa forte létalité mettent en échec le corps médical, incapable d’enrayer son extension et de trouver des remèdes. Les hommes de lettres et chroniqueurs de l’époque, comme Boccace ou Matteo Villani, ont moqué l’inanité des savoirs médicaux, le goût du lucre de certains praticiens qui promettaient la guérison à leurs patients ou bien encore leur couardise lorsqu’ils fuyaient devant l’épidémie. La vision critique de ces contemporains a été largement reprise par l’historiographie sur la peste qui souligne le désarroi aussi bien des médecins que des autorités publiques devant ce qui ne serait qu’une punition divine. Pourtant l’importante production d’ouvrages médicaux sur la pathologie qui ont été rédigés dès son apparition, et l’implication de praticiens dans la lutte contre l’épidémie, mise en place notamment dans certaines cités notamment italiennes, tendent à montrer que si la maladie demeure dans la plupart des cas incurable, les tenants d’une médecine savante ont cherché à comprendre les causes et les raisons de son expansion et ont participé, par leur diagnostic, aux premières mesures de santé publique, qui conduisaient à l’isolement des pestiférés.

Campus J.H. Fabre - Agrosciences Rue Baruch de Spinoza, Avignon, France

Conférence
Jeudi 12 Octobre 2017
Avignon
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