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Le château de Belvoir (Galilée) et l'architecture fortifiée de l'Hopital Saint-Jean de Jérusalem

1er et 2 décembre 2016 - Lyon

Colloque organisé par les UMR 5138 (Ar-Ar) et 5648 (Ciham)

plus d'information sur l'appel à communication prochainement

présentation du sujet:

La mission archéologique en Galilée, sur le site hospitalier de Belvoir se déroule en étroite collaboration avec l’IAA (Israel Antiquities Authority) et le CRFJ (Centre de Recherche Français à Jérusalem). Elle associe l’université Clermont II (CHEC EA1001 USR3550), l’université Lyon 2, l’UMR Arar 5138 (Archéométrie et Archéologie) de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée, l’UMR 5648 (Histoire Archéologie Littératures des mondes chrétiens et musulmans médiévaux).

                  Bien que le château de Belvoir soit connu pour être « l’exemple type » du château hospitalier en Orient, ce dernier suscite néanmoins un grand nombre d’interrogations, tant sur l’organisation de son plan initial que sur la forme des élévations et la nature des bâtiments placés à l’étage, mais aujourd’hui disparus. Ces questions sont étroitement liées à l’évolution de la fortification qui connaît quatre périodes successives, entre 1132 et 1256, durant lesquelles les Ayyûbides succèdent aux Francs, les Francs aux Ayyûbides, puis les Mamelouks aux Francs.

                  Dès le début des années 1170, les sources narratives attestent l’existence d’une véritable fortification, ce qui suggère que les Hospitaliers ont rapidement affirmé leur emprise monumentale sur ce site de hauteur. Cette construction, qui s’inscrit selon R. Ellenblum dans la troisième génération des forteresses de Terre Sainte, intervint à un moment où l’ordre passait pourtant pour traverser une situation financière difficile. Dans le cas des ordres militaires, la châtellenie gouvernée à partir d’une fortification avait la même fonction et la même organisation qu’une commanderie organisée à partir d’une maison urbaine. Lieu de vie d’une communauté régulière et de sa familia, la châtellenie comme la commanderie consistait en outre en un ensemble de droits seigneuriaux sur des hommes et sur un territoire gérés à partir d’un pôle et de quelques dépendances.

                  Arraché aux Francs en 1189, Belvoir accueillit sans doute une garnison ayyûbide jusque vers 1213, date à laquelle le château fut une première fois démantelé avant de subir d’autres destructions en 1219 puis en 1227. Rendue aux chrétiens en 1241, sans doute la place fut-elle réinvestie par les Hospitaliers, même si leur présence dans les lieux mêmes n’a laissé aucune trace textuelle tangible. Le château fut définitivement évacué par les chrétiens, soit dès 1247 soit, plus probablement, en 1263. Selon la chronologie établie par les sources textuelles et l’analyse des élévations, il semblerait que la fortification soit de construction homogène, tout du moins au rez-de-chaussée et qu’elle remonte à l’installation des Hospitaliers. Les fouilles effectuées dans la cour intérieure ont mis en évidence un bâtiment antérieur à la construction du château hospitalier ; le soin apporté à la construction des sols et le revêtement des murs correspond à un édifice de qualité. De grandes dimensions, il possède des cloisons qui divisent l’espace en différentes pièces dont une salle dallée. L’étude du mobilier conforte l’hypothèse d’une installation franque antérieure à celle des Hospitaliers, mais pose également la question d’une occupation arabe. Quoiqu’il en soit, la monnaie d’Amaury, roi de Jérusalem, dans une couche de remblai scellant le dallage, confirme la rapide installation franque à l’emplacement d’un établissement existant sans doute encore en élévation.

Colloque international
Jeudi 1 Décembre 2016 - Vendredi 2 Décembre 2016
Lyon
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