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Axe 2 (2016-2020) Pouvoir et autorité en Orient et en Occident

Responsables : G. Castelnuovo (UAPV) — P. Buresi (CNRS)

Entre l’Empire romain et la pleine Renaissance, le Moyen Age voit se mettre en place des structures de pouvoir, héritant des précédentes ou élaborant de nouvelles formes déterminantes dans le processus de (re)construction médiévale des pouvoirs. Seigneuries, communes, principautés, monarchies, papauté, émirats, califats et empires sont les différentes échelles envisagées pour l’analyse de la souveraineté et du contrôle des hommes.

Des archives administratives locales aux grandes chroniques dynastiques, en passant par les sources de la pratique (chancellerie, comptabilité, procès), les programmes de l’axe 2 s’intéressent aux différentes expressions du contrôle et de l’administration des hommes. Enfin, ce sont toutes les formes des cultures du pouvoir qui sont envisagées dans cet axe : des lieux de résidence aux habitus des souverains et de la cour.

L’axe 2 porte donc sur les principes de l’autorité, du pouvoir et de la souveraineté. Les questions de légitimité occupent une place importante dans une production scripturaire profondément marquée par les juristes, tant à la cour pontificale que dans les principautés musulmanes et dans les royaumes chrétiens du pourtour méditerranéen. La théorisation et la légitimation du pouvoir font l’objet de nombreux écrits — miroirs de prince, préambules des actes. Il est tout aussi nécessaire d’exploiter les actes pragmatiques du pouvoir comme expressions auto-référentielles de la légalité souveraine. La polarisation des discours dans la chrétienté et dans l’islam, sur les rebelles/hérétiques de l’intérieur, les ennemis/infidèles de l’extérieur, l’émergence de frontières territoriales, religieuses et politiques, déterminant des couples identité/altérité, conduisent à réévaluer la part respective du droit et de l’autorité souveraine, donc de la décision politique, dans le gouvernement des hommes.

L’axe 2 exploite un large éventail de sources variées, qu’elles soient matérielles — archéologiques, architecturales, numismatiques, artistiques —, ou textuelles, et les chercheurs qui en relèvent interrogent la nature même des sources produites sur et par les pouvoirs territoriaux en même temps que les raisons de leur conservation, de leur transmission et de leur (ré)-utilisation. Cet axe se décline en quatre thématiques complémentaires explorant tour à tour : la documentation produite par l’administration ; l’exercice de la justice, l’articulation entre la norme judiciaire et gouvernementale et les procédures d’exception ; les cultures politiques médiévales ; un programme transversal sur les noblesses en Orient et en Occident.

 

1. L’acte de pouvoir, le pouvoir des actes

1.1. Gouvernement et autorité impériale dans l’Occident musulman médiéval

1.2. La papauté d’Avignon et les écrits de pouvoir

1.3. Comptes et pratiques comptables

 

2. La justice souveraine : entre normativité et mesures d’exception

2.1. Juger pour gouverner

2.2. La rébellion et sa répression

2.3. L’hagiographie et ses pouvoirs

 

3. Cultures politiques au Moyen Age

3.1. Le gouvernement épiscopal à l’époque carolingienne

3.2. Construire l’autorité princière

3.3. Cultures politiques urbaines : le modèle italien

 

4. Cultures nobiliaires : les noblesses entre Orient et Occident

4.1. Les mots pour le dire 

4.2. ‘Noblesse oblige’ : Vivre noblement

4.3. Quelles noblesses en terre d’islam ?