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Alleux et alleutiers

Mardi 16 mai, Université Lyon 3, 18 rue Chevreul, salle de la Rotonde, 10h00-16h00

Coordination : Nicolas Carrier (Université Jean-Moulin Lyon 3, CIHAM) et Dominique Barthélemy (Université Paris IV-Sorbonne).

Intervenants : Frédéric Boutoulle (Université Bordeaux-Montaigne), Emmanuel Huertas (Université Toulouse-Jean Jaurès) Etienne Renard (Université de Namur), Flocel Sabate (Universitat de Lleida).

Lorsqu’ils apparaissent dans les sources du haut Moyen Âge, les alleux sont les biens hérités,
par opposition aux acquêts. Plus tard, on les voit plutôt opposés aux tenures ou aux fiefs. Selon la définition communément reçue, alodium désignerait alors un bien foncier tenu en pleine propriété, supposant la possibilité d’aliéner et de transmettre librement ce bien et l’absence de prélèvements autres que ceux effectués par l’autorité publique. Les alleutiers, comme catégorie juridique et sociale, ont joué naguère un grand rôle dans l’historiographie, surtout en France. Leur disparition au XIe siècle était diagnostiquée comme un des symptômes les plus clairs de la révolution féodale. Depuis deux décennies, des interrogations nouvelles sont apparues. On se demande notamment s’ils ont jamais été les libres paysans propriétaires qu’on croyait. En tout état de cause, revenir sur la notion d’allodialité, noble et chevaleresque aussi bien que paysanne, afin de la mieux comprendre à la lumière des acquis anciens et des réinterprétations récentes, c’est cerner au plus près la conception, ou peut-être les conceptions successives, que les hommes du Moyen Âge se sont faites de la liberté et de la propriété.

 

Journée d'étude
Mardi 16 Mai 2017
Lyon
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