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Derniers dépôts du CIHAM sur HAL SHS

[hal-01570916] L'entremetteuse des fabliaux, un singulier personnage

mer, 09/08/2017 - 03:07
Petits contes à rire en vers du Moyen Âge, les fabliaux ne connaissent au sens strict que deux personnages destinés à servir les relations galantes d’autrui contre une rétribution, Auberée du fabliau portant son nom et Hersent du "Prestre teint". Auberée est abordée par un jeune homme amoureux d’une demoiselle mariée tout récemment à un bourgeois. Auberée met au point un stratagème afin de faire chasser la dame du domicile de son époux, ce qui lui permet de l’héberger chez elle où elle passe deux nuits avec son ami, puis elle réconcilie la bourgeoise avec son mari. Dans le "Prestre teint", un homme d’Église s’éprend de la femme de son voisin. Comme elle reste insensible à ses avances, il fait appel aux services d’Hersent et l’envoie présenter sa requête. Courroucée, la dame chasse l’entremetteuse puis elle révèle toute l’histoire à son époux qui attire le prêtre chez lui et le surprend au moment où il croyait prendre son plaisir. Le prêtre bondit dans une cuve de teinture et s’enfuit nu sous les huées quand on menace de l’émasculer. Per Nykrog fut le premier à remarquer que le personnage de l’entremetteuse était rare dans les fabliaux et l’on peut s’en étonner. Comme le prouve le résumé rapide de ces deux récits, les trouvères connaissaient parfaitement les ressources dramatiques et comiques de ces intermédiaires aptes à endosser des rôles différents et à manier habilement le verbe. Pourquoi les avoir mis en scène de manière si exceptionnelle ? De toute évidence, il ne peut s’agir d’une question de morale puisque ces récits se révèlent si lestes par ailleurs. Il importera donc d’analyser les personnages d’Auberée et d’Hersent afin de déterminer leurs spécificités typologiques ou individuelles et leur fonction narrative, ce qui nous permettra d’éclairer les motifs ayant conduit les jongleurs à user des personnages d’entremetteuses avec une telle parcimonie.

[hal-01571001] De la lettre au roman. Lecture, écriture et réécriture dans "Claris et Laris

mer, 09/08/2017 - 03:07
Claris et Laris" est un vaste roman en octosyllabes de la fin du XIIIe siècle. Il conte l’histoire de deux chevaliers de la cour de Gascogne, unis par une amitié parfaite, devenant, grâce à leur prouesse et leurs vertus, de fidèles compagnons du roi Arthur, des souverains respectés et des époux comblés. À l’intérieur de ce long roman, les “lettres” occupent une place particulière. Le terme, aussi polysémique en ancien français qu’en français moderne, désigne d’abord des signes graphiques dont l’agencement construit un texte de longueur variable et, plus spécialement, un écrit adressé à quelqu’un, nommé “lettre” par métonymie. Sur un plan abstrait, le même substantif, employé au pluriel, renvoie à la connaissance que procure l’étude des livres, acception que l’on retrouve de nos jours dans l’expression “un homme de lettres”. Comme le suggèrent ces définitions, les lettres sont étroitement liées aux différentes formes de l’écrit, du message bref à l’œuvre narrative. L’étude de ce motif se révèle particulièrement intéressante dans "Claris et Laris" où il s’inscrit au cœur d’une réflexion sur la genèse et la fonction de l’œuvre littéraire puisqu’il reflète les activités de lecture - déchiffrage de l’écrit-, d’écriture - composition d’un texte - et de réécriture - jeux d’intertextualité avec la littérature antérieure. Pour le montrer, nous commencerons par analyser les différents types de “lettres” évoquées au cours du récit afin d’en dresser une sorte de typologie. Dans un second temps, les inscriptions graphiques nous permettront d’aborder les liens entre "Claris et Laris" et les récits arthuriens afin d’analyser les procédés de réécriture utilisés par l’auteur. Nous verrons enfin comment le motif des lettres s’associe à une mise en abîme de l’activité créatrice et une interrogation sur la finalité du roman.

[hal-01570935] Remarques sur le manuscrit T (B.N. fonds fr. 12576) et le manuscrit V (B.N. nv. acquisitions fr. 6 614) de la "Continuation" de Gerbert de Montreuil

mar, 08/08/2017 - 03:07
Gerbert de Montreuil est l’auteur d’une continuation du "Conte du Graal" qui n’a pas toujours eu l’heur de plaire à la critique. Il est vrai que le récit s’ouvre et se referme au bout de dix-sept mille vers sur une même image, celle de Perceval posant en vain des questions à propos du Graal et de la lance dans le château du roi pécheur. Le héros est ainsi ramené après de nombreuses péripéties dans sa situation initiale. D’autre part, cette continuation à l’esprit évangélique marqué parachève la christianisation du Graal et on lui a parfois reproché ses aspects moralisateurs ou didactiques. Or, lorsque je me suis penchée d’un peu plus près sur les deux manuscrits qui conservent ce texte, je me suis aperçue qu’ils présentaient certaines différences qui excédaient la question des variantes orthographiques, grammaticales ou lexicales, pour engager la conception de l’univers romanesque et la signification du roman.

[hal-01570988] Le dragon dans la littérature et les arts médiévaux,

mar, 08/08/2017 - 03:07
Si l’on s’appuie sur les représentations contemporaines du dragon, on pourrait, à juste titre, se demander pourquoi j’ai choisi de m’intéresser à cet animal. Après tout, l’analyse de ce monstre fantastique semble réserver peu de surprise. Ses représentations figurées, que vous connaissez bien par les jeux vidéos, les romans de medieval fiction ou le cinéma dit fantastique, paraissent extrêmement codifiées : un animal de grande taille, généralement vert, rouge ou noir, dotées d’ailes semblables à celles des chauves-souris ou des ptérodactyles, de quatre pattes terminées par des griffes, d’une queue de saurien ou de reptile, et d’une gueule crachant le feu. Sur le plan dramatique ou symbolique, le dragon est majoritairement un monstre hideux et maléfique, dont la seule raison d’être semble de permettre aux qualités extraordinaires du héros ou de l’élu(e) de se manifester en lui. Il est destiné à être mis à mort, réduit à néant. Si ce monstre abominable et malfaisant continue d’inspirer le cinéma et la littérature, il côtoie également un gentil dragon apte à enchanter les cœurs des enfants, dont il peut devenir le meilleur ami. Il passe alors de la couleur rouge ou noire, au rose ou au blanc, de la peau glacée du reptile à la fourrure douce et fournie d’un bon gros toutou. Cette image moderne du dragon masque en grande partie la complexité et donc l’intérêt présenté par cet animal fantastique. Les siècles ont gommé et simplifié sa dualité et la diversité des symboles qui lui étaient attachés. En effet, au Moyen Âge, le dragon est l’un des monstres porteurs de la charge symbolique la plus complexe de l’histoire des cultures, comme l’a très bien remarqué Jacques Le Goff. Le dragon est, en effet, l’un des animaux fantastiques qui a suscité la fascination la plus durable. De tous les monstres créés par l’imagination humaine, il est à la fois le plus gigantesque, le plus terrifiant, et le plus attirant. Créature chtonienne, associée aux profondeurs de la terre, il maîtrise le feu qu’il crache, l’air où il prend son vol, et les étendues aquatiques qui lui servent de refuge. Il est ainsi lié aux forces de la nature, la terre, l’air, le feu et l’eau, qui lui confèrent sa puissance hors du commun. Mais le dragon est aussi intimement uni au chaos originel, au vide primitif, au temps des commencements. C’est pourquoi il est si présent dans la littérature et les arts, toute époque et lieu confondus, de l’Antiquité à nos jours, en Occident comme en Orient.

[hal-01570870] La parole du fou dans le Jeu de la Feuillée

mar, 08/08/2017 - 03:07
Parler du fou dans le Jeu de la Feuillée peut sembler une gageure : cette pièce de théâtre composée par le poète Adam de la Halle et représentée à Arras en 1276 a déjà suscité bien des travaux critiques et le personnage du fou lui-même, le dervé, a retenu l’attention de médiévistes aussi émérites que Jean Dufournet, Roger Dragonetti ou Charles Mauron, pour ne citer qu’eux. Dans ces conditions, on pourrait se demander s’il est encore possible d’écrire du nouveau sur ce sujet si ce n’est par le biais de la parole, du discours du fou analysé en lui-même. Les personnages pris de folie ne sont pas rares, en effet, dans la littérature médiévale : Roland, Tristan, Yvain ont subi ces crises de démence passagère, mais il s’agissait d’une folie qui les privait de langage. L’originalité d’Adam de la Halle réside dans le fait qu’il a le premier donné la parole à un forcené figurant parmi les personnages à part entière de sa pièce. Or, si les propos du dervé constituent un facteur intrinsèque de désordre et de chaos, ils finissent paradoxalement par proposer un ordre d’une autre nature car ils délivrent une image distanciée, à la fois tragique et comique, de la société humaine.

[hal-01570904] Des oiseaux et des femmes. Quelques remarques sur la grue du fabliau de "Celle qui fu foutue et desfoutue"

mar, 08/08/2017 - 03:07
Celle qui fu foutue et desfoutue par une grue" est un court fabliau de 160 octosyllabes composé dans le premier tiers du XIIIe siècle par un auteur que le prologue nomme Garin. Une demoiselle d’une grande beauté, fille d’un châtelain, est enfermée par son père dans une tour sous la garde d’une nourrice. Un jour, sa duègne la laisse seule, un instant, pour aller chercher une assiette. Passe un jeune homme tenant une grue dans la main droite. La demoiselle s’extasie devant la beauté de l’oiseau et désire l’acheter. Le nouveau venu y consent volontiers à condition qu’elle lui donne un foutre. La demoiselle, ignorant le sens de ce terme, déclare qu’elle n’en possède pas, mais elle invite le "vaslet" à monter la rejoindre et à fouiller la chambre de fond en comble au cas où il pourrait le trouver. Il parvient à ses fins après avoir cherché sous la pelisse de la jeune fille, lui cède sa grue et quitte les lieux. En rentrant, la nourrice découvre l’oiseau et apprend de la bouche même de sa protégée la manière dont elle l’a acquis. Son désespoir cède vite place à la décision pragmatique d’apprêter l’oiseau pour le dîner. Comme il lui manque un couteau, elle quitte à nouveau les lieux. La demoiselle reprend son poste d’observation à la fenêtre, voit passer le jeune homme, lui fait part du mécontentement de la vieille et lui demande de lui rendre le foutre qu’il lui a pris. Il s’exécute aussitôt, avant de partir, définitivement cette fois, en remportant la grue. Lorsque la duègne revient pour l’embrocher, l’oiseau a disparu et la jeune fille est tout heureuse de lui apprendre que la situation est arrangée puisque "le vaslet l’a desfoutue". Il existe une version anglo-normande de ce fabliau dans un conte présentant un schéma narratif similaire mais remplaçant la « grue » par un « héron ». On ignore s’il s’agit d’une variante du même fabliau ou d’une autre forme d’un même récit archétypal, et ce n’est pas cette question qui nous occupera ici. En revanche, on peut se demander si la grue de notre conte peut être remplacée par un héron, autre oiseau échassier, sans conséquence majeure pour l’économie et la signification du fabliau. Faut-il croire, comme le soutient Nico Von Boogaard, que « la différence entre grue et heron du récit est à négliger » ? Ne peut-on affirmer au contraire que le choix de la grue est éminemment plus fructueux sur le plan sémantique, littéraire et symbolique, que le choix d’un héron ?

[hal-01570899] Séduire, surprendre ou tromper...Les titres des fabliaux

mar, 08/08/2017 - 03:07
Pour les théoriciens de la littérature moderne, le titre est le seuil de l'œuvre : il donne une indication immédiate sur son contenu, même s'il repose sur une énigme ou une métaphore, comme "Le Nom de la Rose" ou "Le Rouge et le Noir". Il en va autrement lorsque l'on s'attache aux titres des fabliaux, petits "contes à rire du Moyen Age". Plutôt que de rassurer le destinataire en lui offrant les éléments qui lui permettent d'accéder aisément à la teneur du récit, le trouvère du fabliau instaure un jeu avec son auditoire, dès la frontière de son conte : il aime duper le public le plus naïf, surprendre les plus indifférents, séduire les plus blasés. Il faut reconnaître, dans un premier temps, que certaines mystifications ne sont pas le fait de l'auteur et que les titres des fabliaux déroutent aussi le lecteur contemporain en raison de la manière dont ils nous ont été transmis. Le trouvère use cependant de différents procédés afin que la ruse, thème prédominant dans les fabliaux, triomphe dans l'intitulé lui-même. Nous verrons enfin comment les jeux avec le langage ajoutent un charme particulier à ces titres et reflètent la morale du plaisir et de la libération des instincts qui domine l'ensemble des contes.

[hal-01570916] L'entremetteuse des fabliaux, un singulier personnage

mar, 08/08/2017 - 03:07
Petits contes à rire en vers du Moyen Âge, les fabliaux ne connaissent au sens strict que deux personnages destinés à servir les relations galantes d’autrui contre une rétribution, Auberée du fabliau portant son nom et Hersent du "Prestre teint". Auberée est abordée par un jeune homme amoureux d’une demoiselle mariée tout récemment à un bourgeois. Auberée met au point un stratagème afin de faire chasser la dame du domicile de son époux, ce qui lui permet de l’héberger chez elle où elle passe deux nuits avec son ami, puis elle réconcilie la bourgeoise avec son mari. Dans le "Prestre teint", un homme d’Église s’éprend de la femme de son voisin. Comme elle reste insensible à ses avances, il fait appel aux services d’Hersent et l’envoie présenter sa requête. Courroucée, la dame chasse l’entremetteuse puis elle révèle toute l’histoire à son époux qui attire le prêtre chez lui et le surprend au moment où il croyait prendre son plaisir. Le prêtre bondit dans une cuve de teinture et s’enfuit nu sous les huées quand on menace de l’émasculer. Per Nykrog fut le premier à remarquer que le personnage de l’entremetteuse était rare dans les fabliaux et l’on peut s’en étonner. Comme le prouve le résumé rapide de ces deux récits, les trouvères connaissaient parfaitement les ressources dramatiques et comiques de ces intermédiaires aptes à endosser des rôles différents et à manier habilement le verbe. Pourquoi les avoir mis en scène de manière si exceptionnelle ? De toute évidence, il ne peut s’agir d’une question de morale puisque ces récits se révèlent si lestes par ailleurs. Il importera donc d’analyser les personnages d’Auberée et d’Hersent afin de déterminer leurs spécificités typologiques ou individuelles et leur fonction narrative, ce qui nous permettra d’éclairer les motifs ayant conduit les jongleurs à user des personnages d’entremetteuses avec une telle parcimonie.

[hal-01570893] Réminiscences de Chrétien de Troyes dans le "Chevalier à l'épée

ven, 04/08/2017 - 03:07
Le "Chevalier à l'épée" est un roman bref de 1206 vers, retraçant une aventure du célèbre neveu d'Arthur, Gauvain. Ayant quitté la cour, le héros s'est perdu dans la forêt, où il rencontre un chevalier, qui lui promet de l'aider à retrouver son chemin, à condition de lui tenir compagnie pour la nuit : Gauvain y consent bien volontiers. Au matin, la promesse de la veille est oubliée. L'inconnu invite Gauvain dans son château, et part préparer sa demeure pour recevoir son hôte. Malgré le funeste avertissement prodigué par des bergers, qui affirment que le chevalier met à mort toute personne osant le contredire, le neveu d'Arthur se rend jusqu'à la demeure du seigneur, rencontre sa fille, d'une beauté ineffable, puis il est contraint de dormir avec elle, alors qu'une épée tranchante, surgie de nulle part, protège la chasteté de la demoiselle. À deux reprises, Gauvain est blessé par cette arme magique, mais il n'est pas tué : au matin, l'hôte reconnaît en lui le meilleur chevalier du monde, et lui accorde la main de sa fille. Quelque temps après le mariage, Gauvain décide de revenir à la cour en compagnie de son épouse, qui emmène avec elle ses deux lévriers. Dans la forêt surgit un chevalier redoutable, qui, sans mot dire, s'empare de la demoiselle. Gauvain, légèrement armé, se dit prêt à combattre, pourvu que ce soit d'égal à égal. Le chevalier lui propose plutôt de laisser la belle choisir celui qu'elle préfère, et elle part, de son plein gré, à la suite de son ravisseur. Mais elle demande que ses lévriers lui soient rendus. Les chiens, plus fidèles que les femmes, nous dit l'auteur, restent avec Gauvain, qui s'était occupé d'eux au château. Comme la belle incite l'inconnu à s'emparer des lévriers par la force, Gauvain tue son agresseur, et rentre à la cour, après avoir refusé de pardonner à son épouse. Ce résumé sommaire met en lumière la bipartition du récit, fondé sur deux épisodes différents : l'hôte impérieux, qui contraint le héros à dormir dans un lit enchanté, et la demoiselle aux lévriers, dont on trouve une variante dans la Vengeance Raguidel. En fait, l'hypotexte du "Chevalier à l'épée" est constitué par les romans de Chrétien de Troyes, explicitement mentionné dès le vers 18 du prologue. Les points communs avec les œuvres de ce romancier sont nombreux : l'auteur du "Chevalier à l'épée" s'inspire tantôt de vers précis, tantôt de motifs et de situations déjà exploités par son prédécesseur. Il joue sans cesse sur des décalages qui tournent en ridicule Gauvain, comparé implicitement à Erec, Yvain, Lancelot et Perceval. Cette dévalorisation ironique porte sur les qualités chevaleresques du héros, mais elle s'attaque aussi à sa réputation de séducteur. Il s'agira donc d'analyser la manière dont le conteur a utilisé les romans de Chrétien de Troyes, pour susciter le rire et prendre de la distance par rapport à l'image traditionnelle du héros courtois.

[hal-01566893] Judicial Inquiry as an Instrument of Centralized Government : The Papacy’s Criminal Proceedings against Prelates in the Age of Theocracy (mid-12th to mid-14th century)

jeu, 27/07/2017 - 03:11
From the end of the twelfth century until the Great Schism, the papacy prosecuted hundreds of prelates who were charged with ‘crimes’ (crimina), ‘excesses’ (excessus), or ‘enormities’ (enormia, enormitates), these words being used interchangeably in the documents. These proceedings were often called inquisitionis negocia. Most of them were initiated at the papal Curia and sentences were usually reserved to the pope or to a cardinal appointed by the pope. This article is based on the study of 570 cases between 1198 and 1342. It presents a general introductory survey of this judicial practice, which has never been studied before and seems curious, because, although serious and shameful charges were involved, ultimately many processes had minimal consequences for the accused. After a discussion of the sources which were used to establish the list of cases, a typology of the accusations is proposed. Finally, after a brief description of the procedures’ general characteristics, the various results of the processes are discussed.

[hal-01566887] Excès' et 'affaires d’enquête' et gouvernement de l’Église (v. 1150-v. 1350). Les procédures criminelles de la papauté contre les prélats, de la mi-XIIe à la mi-XIVe siècle. Première approche

jeu, 27/07/2017 - 03:11
Etude générale des enquêtes "criminelles" diligentées par la papauté contre les prélats dans toute la Chrétienté latine du XIIe au XIVe siècle.

[halshs-01560959] ¿Aljamía o aljamiado?: esbozo de caracterización sociolingüística de la variedad aljamiada

jeu, 20/07/2017 - 03:10
Este artículo presenta un esbozo conceptual de caracterización de la aljamía de los textos aljamiados. Propone tanto una relectura de los conocimientos como una profundización gracias al ámbito de la sociolingüística. Tras distinguir la aljamía –variedad de inmediatez–, del aljamiado –variedad de distancia–, reflexiona sobre el proceso genético de esta variedad, los procesos de configuración y elaboración discursiva, así como las vistas prácticas con que está vinculada. El aljamiado puede verse como el discurso de la comunidad étnica tagarina pero es el producto de la minoría letrada de los alfaquíes, es decir un sociolecto. Las relaciones con el ámbito de la sacralidad lo configuran como hierolecto.

[halshs-01561946] Frontière et minorité religieuse dans la péninsule Ibérique à la fin du Moyen Âge

jeu, 20/07/2017 - 03:10
La Frontière et ses aspects forment un des thèmes centraux de la recherche en médiévistique ibérique. S’interroger sur les situations et les évolutions de la Frontière entre Islam et chrétienté, comme réalité géopolitique mouvante ou construction idéologique et discursive, conduit à impliquer également les processus d’émergence et de configuration socio-culturels et juridiques de frontières intérieures avec la constitution de sociétés pluriconfessionnelles de facto. Les articles de ce dossier approchent de façon pluridisciplinaire cette thématique, en particulier la communauté musulmane sous domination chrétienne. Sont ainsi traités les frontières politique, culturelle, religieuse, linguistique, textuelle et discursive. Ces contributions mettent en avant les mécanismes de manifestation, de construction, de « bricolage » de la Frontière qui souvent s’avèrent être simultanément des dépassements de celle-ci.

[halshs-01558801] Sondages archéologiques au château de L'Argentière (Argenteria) Commune de L'Argentière-la-Bessée (HAUTES-ALPES, 05)

ven, 14/07/2017 - 03:11
Seconde campagne de sondages archéologiques opérés dans le bourg castral de L'Argentière. Un sondage complémentaires à celui de 2015 portant sur la maison moderne a permis de fouiller l'extérieur du bâtiment et de mieux comprendre certains vestiges découverts lors de la campagne précédente. Un deuxième sondage a révélé un second bâtiment Moderne, détruit par un incendie, comme le premier, à l'opposé du bourg castral. Enfin le troisième sondage avait pour but de vérifier l'hypothèse d'une tour d'enceinte dont les indices avaient été repérés lors de la prospection thématique en 2014.

[halshs-01558780] Sondages archéologiques au château de L'Argentière (Argenterie) Commune de L'Argentière-la-Bessée (HAUTES-ALPES, 05)

ven, 14/07/2017 - 03:11
Première campagne de sondages réalisée au château de L'Argentière visant à estimer le potentiel archéologique du site et à obtenir de nouveaux marqueur chronologiques pour mieux connaître les différentes phases d'occupation. Un tronçon de mur appartenant à une maison de l'époque Moderne a été découvert dans un premier sondage, accompagné de mobilier divers (céramique, métal, os de faune, etc.). Un seconde sondage a permis d'étudier la mise en place des mur de soutènement et de mieux connaitre leur méthode d'édification. Enfin, le troisième sondage a révélé un mur de soutènement complètement invisible avant la fouille ce qui a permis de l'ajouter au plan topographique et de le comparer au parcellaire cadastral.

[halshs-01558777] Prospection Thématique au château de L'Argentière (Argenterie), commune de L'Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes, 05)

ven, 14/07/2017 - 03:11
Prospection sur le site du château de L'Argentière faisant un état des lieux des structures médiévales et modernes en place ainsi que levé d'un plan topographique. Trois espaces du château médiéval ont été identifiés. La plate-forme sommitale où se tenaient le donjon et les bâtiments seigneuriaux, aujourd'hui détruits, est composée d'une maçonnerie entourant le piton rocheux. Une basse-cour protégée d'une enceinte se trouve en contrebas du rocher accolée à l'espace du bourg castral entouré de sa propre enceinte qui subsiste en quelques vestiges. Une possible tour d'enceinte y a été repérée. Les structures modernes se composent de murets de soutènement qui parcourent tout l'espace du bourg castral et qui témoignent de l'aménagement du terrain en terrasses pour cultiver la vigne. Des aménagements industriels sont aussi visibles par la mise en place d'une conduite forcée (tunnel et fossé).

[halshs-01548301] Rapport final d'opération : Prospection thématique au château de Rame (Rama), commune de CHAMPCELLA (Hautes-Alpes, 05)

ven, 30/06/2017 - 03:13
Rapport de prospection thématique sur le château de Rame, dont l'époque d'édification n'est pas encore bien connue. Après un examen et une description minutieuse des structures encore en place, les observations de terrain ont mis en lumière deux phases de construction non datées, l'une étant vraisemblablement une phase de réparation. Cette dernière est sans doute à mettre en relation avec les réparations réalisées à la fin du XVe siècle et documentées par les sources historiques.

[halshs-01548171] Le château de l'Argentière : du Moyen Age à l'époque Moderne (XII ème – XVIII ème siècle)

ven, 30/06/2017 - 03:13
Situé à l'embouchure de la Vallée du Fournel à proximité des mines d'Argent, le château de L'Argentière (L'Argentière-la-Bessée, Hautes-Alpes) se trouve à un endroit qui lui permettait de contrôler la production minière et le terroir environnant ainsi que d'assurer la sécurité de la vallée. Pour mieux comprendre l'organisation de ce château et son bourg castral, une campagne de sondage a été réalisée en août 2015 par Benjamin Oury, dans le cadre de son doctorat sur les châteaux et mines en Dauphiné médiéval. Outre l'occupation médiévale documentée dans les sources écrites, les sondages ont révélé une réorganisation du bourg à l'époque moderne (XVIIe siècle) et une destruction violente entre le fin du XVIIIe s. et le début du XIXe où l'espace est alors utilisé pour constituer un vignoble. Ce dernier n'échappe pas aux grandes épidémies (phylloxera, mildiou, etc.) dont il ne se relèvera pas. La fouille a également mis en évidence l'occupation industrielle du site avec la mise en place d'une conduite forcée au début du XXe siècle.

[tel-01543954] Bizerte et sa région : étude de géographie historique

jeu, 22/06/2017 - 16:25
Bizerte et sa région : étude de géographie historique est un essai de monographie régionale d’une entité de l’extrême nord-est de la Tunisie dans la longue durée (de la deuxième moitié du VIIe siècle jusqu’au XVIIIe siècle). Outre la réalisation d’un corpus des monuments islamiques des centres urbains et de quelques zones rurales de la région, cette étude a comme objectif l’étude de la ville dans son contexte général : le réseau villageois et campagnard qui l’entoure. Exploitant aussi bien les sources écrites et cartographiques que les résultats des travaux sur le terrain, cette étude décrit une dizaine de centres urbains et quelques sites ruraux.L’archéologie appliquée dans la deuxième partie de cette monographie est plurielle. En plus de l’inventaire systématique des monuments des centres urbains, nous avons adopté les outils de ce que les spécialistes appellent l’archéologie extensive. De même, les approches pratiquées pour la lecture des évolutions urbaines et des stratégies territoriales sont variées. La multiplication des méthodes et des approches nous a permis de dépasser les inconvénients du silence des sources écrites, de renouveler des hypothèses et de créer une nouvelle base d’informations pour les prochaines recherches.

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